À l'écoute du son qui passe

Véritables petits ponts d'érable qui font voyager le son à travers les instruments à cordes, les chevalets Despiau sont fabriqués en France dans une entreprise familiale où se mêlent passion de la musique et du bois, savoir-faire et sensibilité.

Despiau aujourd'hui

L'entreprise familiale Despiau Chevalets est installée dans un coin de campagne du sud-ouest de la France. C'est là, à Gimont, dans le Gers, que Despiau conçoit et fabrique des chevalets de grande qualité pour tous les instruments à cordes frottées : violons, altos, violoncelles, contrebasse, viole de gambe et viole d'amour. Et c'est de là que les chevalets Despiau sont expédiés d'Occitanie vers tous les points du globe car aujourd'hui, ils sont recherchés et reconnus par les luthiers et les musiciens du monde entier.

Jean-Louis Despiau
Jean-Louis Despiau

D'arbre et de musique

Hommes du bois depuis trois générations, la passion de la musique a finalement emporté la famille Despiau dans l'aventure si exigeante et si passionnante des chevalets. Jusqu'à devenir un des leaders mondiaux de ce marché sans frontières.

En 1984, Jean-Louis Despiau, héritier de la scierie familiale, est aussi passionné d'art et musicien. Il a l'idée originale de travailler sur cette petite pièce de bois, le chevalet, dont l'altiste qu'il est détecte tout l'intérêt et le potentiel.

Il comprend le premier qu'en optimisant la forme et le choix du bois, on peut réellement aider le luthier, qui manipule des instruments d'une grande complexité, à bonifier l'acoustique de l'instrument. Il conçoit alors un large choix de design de chevalets capables de s'adapter à la diversité de la morphologie des instruments.

Toujours bienheureusement établie dans le Gers, l'entreprise rayonne désormais bien loin de son pays natal et a conquis l'oreille des luthiers et des musiciens du monde entier.

Pierre-Jean Despiau

Sélection du bois, design et découpe

Chez Despiau au commencement, il y a l'arbre, l'érable de trois siècles sélectionné par Despiau dans les forêts de Bosnie-Herzégovine. Un choix primordial, mélange d'intuition et de savoir-faire qui nous guide vers le bois qui saura transmettre le son. Car la musique est déjà dans le bois pour qui saura l'écouter.

Le design du chevalet est conditionné par le geste du luthier : le bon dessin doit être facile à tailler, permettre un geste fluide, sans rupture dans la taille. Avec la bonne hauteur, la bonne largeur.

Enfin la découpe du bois est l'un des moments clé de la fabrication. C'est du bout des doigts que se dessine la ligne finale du chevalet, à la recherche du droit fil.

On ne le sait pas forcément mais le chevalet contribue à 20 % du résultat acoustique de l'instrument. Avec discrétion et humilité, ce petit bout de bois peut exalter le génie d'un très bel instrument ou encore soutenir la musicalité d'un instrument plus ordinaire. Dans tous les cas, il joue son rôle et sa propre partition en osmose avec l'instrument. Et c'est pour cela que chez Despiau, la qualité du chevalet est un véritable enjeu pour la satisfaction des luthiers et des musiciens.

Nicolas Despiau

Despiau propose quatre qualités de bois pour s'allier à des instruments et des musiciens différents. Toujours dans le respect du son et de l'émotion.

Les chevalets les plus aboutis portent les trois arbres.